Wednesday, 22 February 2012


Voici un petit medley de mon mûrissement amériain ! C'était en octobre 2011, how time flies...



Bon à savoir pour la prochaine fois, le rolling shutter peu être attenué sur la GoPro avec un filtre ND.
Note personnelle: pour une meilleur qualité d'image, laver le pare-brise.

Sunday, 5 February 2012

So far so good!

Deux semaines se sont écoulées où j'aurais passé 13 heures aux commandes du PA-28 Warrior. Avec une moyenne d'une heure de vol par jour, le rythme fut plutôt cool. J'ai passé autant de temps, si ce n'est plus, à "backseater" mes camarades. Installé en place arrière, je me tais, je regarde la leçon se dérouler et je prends des notes. On apprend beaucoup en observant les autres et c'est fou de constater comme tout parait plus simple quand on est passager. On remarque rapidement un écart d'altitude ou un oubli dans les procédures. Et c'est naturel: alors que je n'ai rien d'autre à faire que "monitorer", le pilote "flying" a, lui, la tête dans le guidon et doit penser à tout!


Les premiers vols permettent de se familiariser avec la machine et la région. Le Warrior, que je n'avais jamais piloté, est un monomoteur standard, un avion simple au comportement sain. Après quelques décrochages et steep turns, la bête est prise en main.

Découverte également de la région, aride et désertique. Nous évoluons principalement dans la Rainbow Valley, au sud-ouest de Phoenix. En décollant de la piste 21 de Gooyear, il suffit de garder le cap, monter à 3500 pied et passer Estralla Mountain pour s'y rendre. Le trafic est dense dans le secteur et l'auto-information se fait sur une fréquence air-air dédiée. Il faut ouvrir l'œil, sur les autres avion-écoles, mais aussi sur les F16 qui déboulent en descente pour se poser sur la base de Luke située plus au nord.



Plus on s'éloigne au sud et moins il y a de chose à se mettre sous la dent. Les montagnes succèdent aux étendues désertiques, le décors est le même où que l'on regarde. Parfois une bande de terre au milieu de nul part, c'est la piste d'un terrain privé à côté de son ranch. Point positif, les couchers de soleil sont absolument magnifiques.



Enfin, nous occupons les longues heures passées au sol principalement de deux façons:
 - Préparation des vols et étude des manuels
 - Jacuzzi

Le jacuzzi de fin de journée est devenu une sorte de rituel. Le retour en Angleterre ne va pas être facile!

So far, so good!

Monday, 23 January 2012

Je suis en stage CPL!



Me voilà donc à Phoenix, ou plus exactement Goodyear, un morceau de bitume grappillé sur le désert, situé à 20 min à l'ouest du centre-ville. Pour la petite histoire la ville doit son nom au manufacturier de pneumatiques éponyme qui y exploite des champs de coton depuis 1917 (merci wikipedia). L'hiver y est plutôt doux! 25 degrés, plein soleil, 10 degrés d'écart entre la température et le point de rosée. Mon instructeur me confiera n'avoir utilisé le réchauffage carburateur qu'une seule fois.

Les deux premiers jours, je fais la rencontre de mes camarades au nombre de six. Sébastien et Julien, les deux français, ont un parcours assez semblable au mien: école d'ingé suivie de quelques années de boulot avant d'enfin franchir le pas et d'investir dans la formation. James, irlandais, et Vlasto, un tchèque, sont eux les exemples d'une complète reconversion. Tous deux travaillaient à l’aménagement des espaces verts avant de troquer leur sécateur pour un manche. Et puis il y a Matteo, L'italien et le cadet du groupe agé de 22 ans. Voilà pour la fine équipe, un petit groupe avec qui je vais vivre et travailler pendant les 6 prochains mois.


Le logement est TRES correct. On en a pour notre argent. Deux grands appartements à se partager, piscine, jacuzzi et salle de sport. En visitant la résidence il serait assez tentant de se croire au Club Med et laisser les manuels de vol dans les sacs! Nous sommes au 16450 Van Buren West Avenue, à 10 minutes de l'aéroport. Une navette fait des allers et retours toute la journée pour nous y transporter.


Le lundi nous nous retrouvons à 8h devant la résidence pour prendre cette navette et enfin découvrir l'école. De grands locaux que Oxford partage avec la Lufthansa qui y forme ses cadets (sur Bonenza) et la Luftwaffe pour la formation initiale des futurs pilote de chasse allemands (sur Grob). J'ai d'ailleurs été étonné par la quantité de cadets croisés. Preuve que la compagnie germanique se porte bien. En tout cas mieux que sa consœur outre-rhin. Nous faisons le tour des locaux: la salle de disptach, la student room pour préparer les vols, les salles de briefing et on nous présente à l'équipe administrative. Puis le clou de la visite : "OK guys let's see the ramp!". la "ramp" c'est la tarmac où sont alignés par dizaines les avions de chacune des écoles. Avant d'y accéder il nous faut enfiler nos (beaux) gilets jaunes. Une porte à pousser et, enfin, des avions. Plein d’avions ! Grob, Bonenza, Warrior, Seneca... des dizaines. Il est 9 heure et on entend les moteurs se mettre en route et rugir un peu partout. En arrière-plan il y a les montagnes rougies par le soleil. Grisant !



Fin de la visite, on nous présente nos instructeurs, Jeff et Chris. Au premier abord ces deux personnages sont comme le jour et la nuit (mauvais jeu de mot puisque Jeff est noir et Chris est blond). Mais surtout, Chris est sérieux et discret, limite austère. Le Chief Pilot, Paul, nous avait d’ailleurs prévenus : "He is a quiet guy. But he is good". Jeff vient de New-York, mélange de Will Smith et Morgan Freeman, il vous dit bonjour par un "What's up guys!" et ponctue ses phrases par "ho men!!".

Chacun s'occupera de trois stagiaires jusqu'au CPL. Nous sommes donc divisés en deux groupes. Je suis avec Julien et Vlasto et mon instructeur sera Chris.

Enfin, Paul nous donne notre lecture de chevet: le manuel du PA28, le SOPs d’Oxford (Standard Operating Procedures) ainsi que les cartes et procédures d'approche et de départ propre à Goodyear

La première journée se termine par une mise en garde: nous ne sommes pas en vacances et il va falloir bucher pendant ces 5 semaines. "Vous ferez votre we à Las Vegas après le CPL!". Message reçu.

Le premier vol est prévu demain matin. Je suis en stage CPL !

Sunday, 22 January 2012

Laissez moi vous parler de moi.

Bienvenue!

Voici donc le premier post de mon blog. Le blog d'un pilote en formation. "Il y en a bien d'autres comme lui mais celui-là c'est le mien" comme dirait un marines à propos de son fusil.

Je commence ce journal de bord sur le tard. Mon ATPL théorique en poche et mon mûrissement terminé, c'est en cours de route que je décide de partager ce périple qui me conduira, je l'espère, à la place droite d'un cockpit. Je le fais pour les amis, pilote ou non, qui pourront ainsi suivre mes aventures. Ainsi que pour toute personne qui trouvera agréable de me lire. Vous y trouverez photos, vidéos, récits de vols, retours d'expérience et billets d'humeur. Je reviendrais également sur certains moments passés de mon cursus (mûrissement, etc.), dès que mon planning le permettra.

Commençons par une rapide présentation:

Jean-Michel, 27 ans, Paris. Brevet de base passé en Gironde à l'âge de 15 ans, TT deux ans après à Carcassonne (je dois être l'un des derniers à avoir passé le TT qui sera ensuite converti en PPL). L'idée de devenir pilote pro me trotte dans la tête depuis des années, mais au lycée mes choix d'orientation sont encore...flous. Ce sera donc une école d'ingénieur généraliste. Cinq années qui confirmeront mes premières intuitions: je veux être pilote! Mon diplôme en poche, je tente pour la première fois les cadets Air France en 2007. Résultat: ajourné. Ce sera ma première et dernière tentative à cette filière qui fermera l'année suivante du fait d'un contexte économique dégradé. Filière encore aujourd'hui dans l'attente d'une hypothétique réouverture mais les récentes nouvelles de l'hippocampe ne présage rien de bon...

Il ne me restait qu'à utiliser les cartouches encore à ma disposition. Trop vieux pour l'armée (mais aurais-je voulu être militaire?), trop vieux pour les EPL/S, il me reste les EPL/U. Porte d'entrée secondaire de l'ENAC où pour candidater il faut posséder la théorique du pilote de ligne, le fameux ATPL. Qu'il en soit ainsi, je reprends début 2009 un job de "consultant en système d'information" et commence à étudier l'ATPL à distance. J'avais alors choisi la méthode Bristol en anglais en m'inscrivant à l'Institut Aéronautique Amaury de la Grange, en plus court l'IAAG/EPAG. 2009-2010 restera une période sympathique où après le travail j'allais étudier mes cours à la bibliothèque de Beaubourg. En parallèle, je commence à mettre des ronds de côté pour mon plan B: une formation auto-financée.

Début 2011, je passe le dernier des 14 modules qui composent l'ATPL: "VFR communication". Je m'étais mis cette matière de côté afin d'obtenir mon certificat en mars 2011 et ainsi bénéficier de deux cartouches à l'ENAC (2011 et 2012). Petite astuce administrative dont les français ont le secret.

En juin 2011, échec aux EPL/U. Mais j'ai de la suite dans les idées. Il me reste éventuellement 2012. Mais surtout, ne voulant pas attendre un an complet de plus, je décide de commencer ma formation. En décembre 2011 mes économies sont suffisantes, je m'inscris à Oxford Aviation Academy pour passer le CPL IR ME MCC en modulaire.

C'est là que mon récit rattrape le présent, le 21 janvier je suis en route pour Phoenix où OAA envoie ses stagiaires pour la partie CPL.

Nous sommes le 21 janvier et je suis dans l'avion qui m'emmène en Arizona.

Bienvenue sur mon blog!